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Doit-on vivre pour rêver ou rêver pour vivre ?

  • 28 févr.
  • 3 min de lecture

Petite, j’étais une grande rêveuse.

J’imaginais les lieux où je vivrais, les pays que je visiterais, l’amour… et le visage qu’il aurait.

Sans doute rêvais-je ainsi pour échapper à ma propre réalité.

Puis j’ai grandi.

Et j’ai appris à vivre.

À travailler.

À assurer.

À être raisonnable.

Doucement, je me suis éloignée de mes rêves.

J’ai suivi les injonctions de mon entourage : les “il faut”, les “tu dois”.

Un désordre silencieux s’est installé.

Je m’éloignais peu à peu de celle que j’étais.

Et pourtant, quelque chose en moi n’avait pas disparu.

À bas bruit, en sommeil, une part de moi attendait.

J’allais me révéler.

Des décisions non souhaitées se sont imposées.

Sur le moment, elles semblaient des pertes.

Avec le recul, elles ont été un nouveau souffle.

J’ai appris à vivre autrement.

À m’écouter.

À me découvrir.

Car c’est souvent dans l’adversité que l’on se révèle.

On tombe.

Puis un jour, on se relève.

Plus forte.

Plus consciente.

Plus alignée.

Le regard s’ouvre.

Le corps parle.

Et peu à peu, la symphonie intérieure se réaccorde.

C’est à ce moment-là, perdu, que j’ai dû me retrouver face à moi-même.

Ça m’a pris du temps.

Et puis, petit à petit, le mouvement est revenu.

Je reprenais possession de mon énergie.

Je recommençais à rêver… et cette fois, en plus grand.

Le temps avait fait son œuvre, et la sagesse venue de l’âge et des expériences accomplies m’a permis de rêver avec conscience.

J’étais… et je suis toujours… une maman accomplie.

Ils m’ont transmis la force des lionnes.

On n’imagine pas tout ce qu’une mère est capable de faire pour ses enfants.

Sans eux, je ne serais pas devenue celle que je suis.

La force et le courage face à l’adversité… c’est eux qui me les ont transmis.

Et puis vient le moment où la maman devient aussi une femme.

Pour ma part, je n’ai pas réussi à conjuguer les deux…

Ils ont grandi, quitté le nid, et moi, j’ai appris une nouvelle fois à me retrouver face à moi-même.

Sans trop y penser, j’ai laissé les choses se mettre en place.

Les idées sont revenues, plus claires.

J’étais plus sûre de moi, plus accomplie, car ce rôle m’avait nourrie.

Il m’avait rendue responsable.

Et j’avais à mes côtés mon fidèle partenaire, présent sans bruit, comme un ancrage discret.

Petit à petit, les envies et les élans se sont réinstallés.

Je reprenais possession de ma vie, doucement, avec confiance.

Je redevenais une femme.

Libre d’oser, libre de m’écouter, libre de construire mes rêves à mon rythme.

Et pour la première fois, je me sentais pleinement fière de moi.

Aujourd’hui, je ne cherche plus à choisir entre vivre pour rêver ou rêver pour vivre.

J’ai compris que mes rêves et ma vie se nourrissent l’un de l’autre.

Que chaque petite étincelle que l’on cultive dans notre cœur finit par éclairer notre chemin.

​Je crois en l’espace.

Je crois en l’univers.

Je crois que rien n’arrive tout à fait par hasard.

Nous avons tous un sens.

Une mission, peut-être pas spectaculaire, mais essentielle.

Celle de devenir pleinement nous-mêmes.

Celle de trouver en nous la force et la détermination de changer ce qui doit l’être.

Ce n’est pas toujours facile.

Parfois c’est même douloureux.

Mais pas à pas, on avance.

On comprend.

On ajuste.

On s’aligne.

Vivre et rêver ne sont pas opposés.

Rêver, c’est écouter l’appel de notre âme.

Et vivre, c’est avoir le courage d’y répondre.

 
 
 

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