Santé mentale : quand le corps murmure et que l’on fait semblant de ne rien entendre
- contact1929782
- il y a 2 jours
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On parle beaucoup de santé mentale aujourd’hui.
Dans les médias, sur les réseaux, dans les conversations.
Et pourtant…
Dans la réalité, combien de personnes reconnaissent vraiment que ça ne va pas ?
Quand “ça va” devient un automatisme
À la question « Comment tu vas ? », la réponse est souvent la même :
« Ça va ».
Par habitude. Par pudeur. Par peur de déranger.
Ou parce qu’on a appris à tenir, coûte que coûte.
Alors on continue.
On avance.
On s’adapte.
Même quand, à l’intérieur, quelque chose fatigue, s’alourdit, se tait.
La santé mentale n’est pas un état figé
La santé mentale n’est pas un acquis.
La santé mentale n’est jamais garantie. Elle peut vaciller chez chacun, sans distinction de statut ou de milieu
Ce n’est pas un interrupteur on/off.
C’est un équilibre vivant, fragile parfois, mouvant souvent.
On peut travailler, rire, s’occuper des autres…
et pourtant se sentir :
vidé(e)
irritable sans raison apparente
envahi(e) par une fatigue inexpliquée
déconnecté(e) de soi
tendu(e) en permanence
Ce ne sont pas des faiblesses.
Ce sont souvent les premiers signaux.
Les murmures du corps
Avant que la tête ne craque, le corps parle.
Toujours.
Troubles du sommeil, tensions, douleurs diffuses, dérèglements alimentaires, fatigue chronique, hypersensibilité accrue…
Le corps murmure d’abord.
Puis il insiste.
Et parfois, il crie.
Mais dans une société qui valorise la performance, l’endurance et le “ça ira”,
on apprend très tôt à minimiser, à normaliser l’anormal, à faire comme si tout allait bien.
Faire semblant : un mécanisme de survie
Faire comme si tout allait bien n’est pas un mensonge.
C’est souvent un mécanisme de protection.
Parce que reconnaître que ça ne va pas :
fait peur
remet en question l’image que l’on donne
oblige à ralentir
confronte à des émotions mises de côté depuis longtemps
Alors on repousse.
On rationalise.
On se dit que “ce n’est pas si grave”.
Jusqu’au jour où le corps ou l’esprit demandent une pause… sans négociation possible et tout s'arrête.
Prendre en compte, avant de réparer
Prendre soin de sa santé mentale, ce n’est pas attendre d’aller très mal.
C’est écouter plus tôt.
C’est reconnaître que quelque chose se dérègle, même subtilement.
C’est accepter que l’on puisse avoir besoin :
d’aide
d’écoute
d’un espace pour déposer
d’un accompagnement :)
Non pas parce qu’on est cassé(e),
mais parce qu’on est humain(e).
Et si on apprenait à s’écouter vraiment ?
La santé mentale commence souvent par une question simple, mais courageuse :
« Comment je vais, vraiment ? »
Sans jugement.
Sans comparaison.
Sans obligation d’aller bien.
Peut-être que ce texte est juste un rappel.
Une invitation à ralentir.
À écouter ces petits signaux que l’on met trop souvent de côté.
Parce que prendre soin de soi n’est pas un luxe.
C’est une nécessité silencieuse, mais essentielle.
Et parfois, le plus grand acte de courage consiste simplement à reconnaître que quelque chose ne va pas… et à ne plus faire semblant.




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