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Quitter sa ville natale pour s'écouter enfin

Dernière mise à jour : 13 janv.

Et si je vous partageais un peu de ce que j’ai traversé en osant m’écouter​



Il y a longtemps que l’idée de partir me traverse.

Changer de vie. Changer de lieu.

Et puis, la réalité s’impose.


Les enfants grandissent.

Les déraciner devient plus délicat.

Le temps passe aussi… quelques rides apparaissent, presque sans prévenir.

Les amitiés s’effilochent, doucement.

Les relations familiales se transforment, parfois se compliquent.


Peu à peu, les attaches se font plus rares.

Il ne reste plus vraiment que le métier.

Un métier que j’exerce depuis dix ans.

Un métier que je connais bien.

Un métier dont, sans m’en rendre compte tout de suite, j’ai fait le tour.


Les enfants sont partis.

Enfin… presque.

Parce qu’ils reviennent souvent.

Parce qu’ils me manquent.


Je sens que quelque chose ne va pas.

Mais je n’identifie pas immédiatement quoi.

Alors je comble.

Je voyage.

Je pars en week-end.

Je change d’air quelques jours, comme on met un pansement sur une lassitude plus profonde.


Et puis, un jour, l’évidence.

Il faut que je parte.


Les planètes semblent s’aligner.

Le cabinet médical dans lequel je travaille va fermer — le médecin part à la retraite.

Et my partner in crime, peut travailler en nomade.


C’est le bon moment.

Je crois.

Enfin… je ne le dis pas encore à voix haute.

Parce que j’ai peur.


Alors je réfléchis.

J’en parle plus sérieusement avec mon mari.

Lui n’est pas emballé.

L’inconnu lui fait encore plus peur qu’à moi.

Mais j’insiste.


On se projette.

Bordeaux.

Lyon.

Nice.


Et puis Aix-en-Provence.

Bien sûr.

Cette région, la Provence, qui fait battre mon cœur depuis tant d’années.

Celle où nous venons chaque été.

Mais les vacances, c’est une chose.

Y vivre en est une autre.


On retourne le problème dans tous les sens.

Quelle ville ?

Quel choix ?


Et puis cette phrase, presque simple :

"Viens, on essaie."


En trois mois, tout est bouclé. (Et oui on est comme ça ;)

On déménage.

On arrive dans cette ville de cœur.

Celle qui possède le ciel le plus bleu que je connaisse.

Mon ciel.


Et là, oui.

J’étais heureuse.


L’après-euphorie : quand le ciel bleu ne suffit pas


Parce qu’on ne vit pas que de ciel bleu, hein.

Même quand il est intense, lumineux, presque irréel.


Très vite, la réalité reprend sa place.

Il faut trouver un emploi.


Mais quelque chose a changé.

Je n’ai plus envie de travailler pour quelqu’un.

Les horaires.

Le métro-boulot-dodo.

Les cadres rigides.

Tout cela ne me correspond plus.

Plus maintenant.


Alors une question s’impose, brute et vertigineuse :

"Mais faire quoi ?"


Et puis, presque sans bruit, une évidence.

Me voilà coach en développement personnel.


Je vous raconterai dans un autre article comment ce choix s’est imposé à moi.

Comment il s’est dessiné, lentement, à travers mon parcours, mes épreuves, mes élans.


Je me forme.

Pendant une bonne année.

En coaching.

En nutrition.


C’est dur.

Reprendre des cours à 50 ans demande une énergie que je ne soupçonnais plus.

Il faut apprendre à nouveau.

Douter.

Persévérer.


Mais je m’accroche.


Et un jour, les résultats sont là.

De bons résultats.

Des félicitations.


Je suis fière de moi.

Vraiment.


Après l’obtention de mes diplômes, je lance WeyKup.


Un projet à mon image.

Encore fragile.

Encore en construction.

Mais profondément aligné.


Ce que ce départ m’a appris


Partir n’a pas tout réglé.

Mais partir a tout révélé.


Que changer de lieu ne suffit pas,

mais qu’il ouvre un espace.


Un espace pour se regarder en face.

Pour questionner ses choix.

Pour oser faire autrement.


J’ai compris que l’alignement n’est pas confortable, clairement pas.

Qu’il demande du courage.

De la patience.

Et beaucoup de bienveillance envers soi-même.


J’ai compris aussi qu’il n’est jamais trop tard.

Pas trop tard pour apprendre.

Pas trop tard pour se réinventer.

Pas trop tard pour écouter cette petite voix intérieure que l’on a trop longtemps mise en sourdine.


Aujourd’hui, je ne regarde plus seulement le ciel bleu.

Je regarde le chemin parcouru.

Et celui qui s’ouvre encore (je vous parlerais bientôt de mes autres projets ;).


Et si, en lisant ces lignes, quelque chose résonne en vous…

Si vous sentez, vous aussi, qu’un appel discret insiste…


Alors peut-être que la question n’est pas « est-ce raisonnable ? »

Mais plutôt :

Et pourquoi pas vous ?

 
 
 

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